Ebamba Kinshasa Makambo



Hello les YGB, 
je reviens par ici pour vous parler littérature mais pas n'importe laquelle. Je viens en effet vous presenter le tout premier roman a avoir été traduit du lingala en anglais, il s'agit de Ebamba Kinshasa Makambo de Richard Ali A Mutu dont vous voyez la photo ci dessous et dont la traduction américaine est accessible par Ici. 

Youngiftedandblack
Ebamba raconte l'histoire d'un jeune Kinois de 38 ans célibataire sans enfants qui se décide enfin a épouser la femme pour laquelle son coeur bat. Il réunit donc sa famille pour aller dans un premier temps se présenter auprès des parents de sa bien aimée Eyenga afin de récupérer par la même occasion la liste de sa dot très justement nommée "la facture" dans cette oeuvre. Ebamba est cependant locataire chez maman Mongala qui a une fille prénommée Maguy qu'elle a toujours espéré secrètement offrir en noce a ce dernier. Maguy est d'ailleurs l'unique raison pour laquelle mama Mongala avait accepté de louer son appartement à Ebamba. Cette dernière est donc naturellement enragée lorsqu'elle apprend par les radios trottoirs que le jeune homme envisage de convoler avec une femme autre que sa chère Maguy. L'enfer se déchaîne sur Ebamba. Cédera t-il au chantage de mama Mongala ou s'obstinera t-il a épouser celle que son coeur aime. En 98 pages, L'auteur nous dresse un portrait de son Kinshasa actuel sans fausse pudeur. Au dela de ce triangle amoureux, c'est la corruption au plus haut sommet des institutions qui est pointé du doigt, la dépravation des moeurs qui est exposée, le délabrement des villes et donc des conditions de vie des citoyens qui sont dénoncé avec une subtilité bien Kinoise. 
Youngiftedandblack
Ebamba a été ma première experience littéraire en lingala. En tant que lingalophone de naissance, ayant grandit aux rythmes du TP ok Jazz de Luambo Makiadi et de l'Afrisa International de Tabu Ley, je me pensais prête à embrasser des écrits en lingala avec la même facilité si ce n'est mieux d'ailleurs, que celle que j'ai en français en anglais ou en espagnol. Dieu comme je me trompais. Il m'a d'abord fallu dans un premier temps, trouver un plan efficace pour décoloniser mon esprit habitué aux langues occidentales  et trouver un rythme propre au lingala et à ses subtilités. Bien que l'alphabet soit identique, la prononciation et le son diffèrent, surtout si l'on veut garder la saveur Kinoise. J'ai donc opté pour la lecture à voix haute qui m'a permise de trouver mon rythme de croisière. Une fois passé l'excitation due à la nouveauté, la découverte et la fierté de mes racines retrouvées, je suis un peu resté sur ma faim linguistiquement parlant. En effet, le lingala y est trop francisé, simplifié comme si l'auteur l'avait volontiers mâché pour le rendre plus digeste aux enfants de la diaspora. En dehors des mots actuellement en vogue tel que (tshombo=téléphone) par exemple, les autres sont du pure copier coller de la langue de Molière et c'est bien dommage. Ceci ne m'a pas découragée bien au contraire, j'ai déjà la plus récente publication de l'auteur en ma possession et je ne vais pas tarder à m'y mettre.Cette experience m'a permise de découvrir les éditions Mabiki qui proposent une variété d'auteurs s'adressant aussi bien aux adultes qu'aux enfants dans des editions bilingues facilitant l'apprentissage de la langue. Je pourrai donc dans les mois a venir renouveler mon experience avec un auteur différent.

Ce sera tout pour aujourd'hui les amours, on se dit à tantôt et comme toujours, sortez couvert les YGB.

xoxo


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